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Vivaldi - Concerto RV 498 in La minore (Sergio Azzolini - fagottо)
LA BELLE HISTOIRE
DE LA
COMMEDIA DELL'ARTE
Textes extrait de l'excellent livre
Composition Jean Claude Riera Carrosi Colombani
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Il
y a bien longtemps en des lieux différents, villes , places, rues,
des hommes que l’on nommait pas encore, jouaient une sorte de comédie,
comédie qui vient du grec côme(village) et odé(chant), les premiers acteurs, allaient de village en village pour
attirer le publique, manifester de la joie, pour raconter des
histoires, chanter, mimer, jouaient de la musique, ils se donnaient en
spectacle, ce n’était pas encore les comédiens de la Commedia
Dell’Arte. Terme italien utilisé dans de nombreuses langues, dont le
français, forme de théâtre populaire révélée vers le XVIe
siècle en Italie. Les origines de ce théâtre se perdent dans les brumes
de l’antique classique. Les farceurs, les tragiques, les poètes, les
marchands d’orviètant, sont de tout les temps, le premier art théâtral.
Comme les troupes de la Commedia Dell’Arte, celle de Susarion, 8ièm
siècles av j.C, avait réuni quelques farceurs en Icarie, pour les
promener en Grèce ou à Thépsis, dans son fameux chariot bondé de
barbouilleurs qui jouaient des comédies mêlées de musiques.
Les cordaces, ( Danse
bouffonne ou lascive, chez les Grecs anciens, souvent liée à l ivresse. Des
cordaces effrénées, rapides. Rien n était plus excitant au rire que les
cordaces obscènes dansées sur l estrade....Encyclopédie
Universelle) Jouant leur parades mêlées de danses burlesques
et de pantomimes, l’acteur qui s’y
exprime, n’intervient que par ses gestes, ses attitudes, voire ses mimiques,
qui peuvent être soulignés par de la musique mais aucunement par des paroles.
Mais la Vieille Comédie périt
par ses excès mêmes, comme la liberté athénienne
et en même temps. Exclue de la politique, condamnée à
s'abstenir de personnalités, elle cherche dans la vie privée
une matière nouvelle, et s'attache à la satire générale
des ,passions des travers et des humeurs des
humains. Toutefois, cette métamorphose ne se fait pas en un jour.
Entre la Vieille Comédie et la Comédie Nouvelle il y eut
une époque indécise de transition, celle d'Antiphane,
d'Eubulos, d'Alexis, qu'on a nommée la Moyenne Comédie,
où, à l'instar de la scène sicilienne,
on s'amuse à travestir les épisodes de la mythologie;
ou bien encore, en attendant qu'un art plus habile sache peindre les caractères,
on fait la satire des gens de lettres et des philosophes, on essaye des
charges à demi vraies, à demi de fantaisie, le rustre, le
cuisinier, le parasite, le fanfaron, dont les masques sont restés
dans la comédie populaire de l'Italie
Acteurs ...
Acteurs comiques
Détail du cratère attribué au peintre de Promonos (vers 410 avant
J.-C.), représentant les préparatifs d'un drame satyrique. L'acteur de
droite représente Héraclès. Face à lui se tient un satyre, le corps
couvert d'une peau de chèvre, tenant un masque. (Musée archéologique
national, Naples.)
Encyclopédie Larousse.
La pentomine, soit avec
argument chanté, soit simplement joué. Souvent un acteur parlait tandis qu’un
autre acteur mimait ses paroles,. Le peuple préférait aussi le Funambulli. (les noms de quelques-unes nous sont parvenus : Macchus
exsul (Maccus exilé), Gallinaria (le Poulailler),
Vindemiatores
(les Vendangeurs), Surdus (le Sourd),
Parcus
(l'Économe).
Les Pomponius de Bologne composa les pièces
suivantes :
Macchus miles, Pseudo-Agamemnon,
Bucco adoptatus,
AEditumus,
etc....
Mimes
Acteurs...
Bacchus - Silénus

C'est un maladroit souvent paysans rustre , débauché, parfois soldat. Un physique grossier, grosse tête, chauve,quelque fois bossu, avec un long nez en bec de poulet, Pulcino en Italien, peut être est-il l’ancêtre de Polichinelle.
Papus
Un vieux libidineux, avare et ridicule, parfois ivrogne, est-il l’ancêtre de Pantalone ? possible. Un masque grossier...
Pappolisiène
Un bavard , idiot, vaniteux , une physionomie aux
grosses lèvres et grosses joues, se dit buffone en Italien,qui serait devenu
bouffon...
Dossenus
Qui veut
dire bossu (dorsennus) c’est un savent, prétentieux et sentencieux, rusé et
glouton. Il cherche à se faire payer ses connaissances, il deviendra peut être
plus tard, dans la Commedia Dell’Arté le Doctor. D’autres personnages , bizarres ,
croquemitaines , comédiens aux apparences extraordinaires, imaginaires, et
folklorique , comme Manducus, sorte d’ogre, et Lamia une ogresse dévoreuse de
petits enfants...
Masques tragiques
Masque de satire
Nous retrouvons cette forme de théâtre dans ‘ les Balli di Sfessiana, de Callot vers
1622. Ville de Fescennia, ou Callot fit des croquis avant de graver ses
justement fameux Balli.
Jacques CALLOT dessinateur et graveur Lorrain, né à Nancy en 1592

.Les premières troupes Italiennes qui vinrent jouer en France en Italien,
avaient assez hérité de telles traditions pour ce faire facilement comprendre
par leur seule mimique, du publique qui venait assister à leur
représentation. On peut imaginer que les troupes qui ont du garder pendant les
premiers siècle de nôtre ère les traditions les plus pures héritées des
Atellanes, ont du être
les troupes ambulantes (souvent payées par l’état) et qui ont du pouvoir mener
une existence parallèle et indépendante du grand théâtre aimé des lettrés .
La Commedia Dell’Arte
présente alors un travail scénique d’expression essentiellement corporelle, des
techniques d’acteurs, de jeux et d’improvisation, autour d’un simple canevas,
d’un scénario. Les personnages représentent des types humains qui se
définissent par un trait de caractère, une appartenance à un groupe social, un
langage, un costume. Ils n’ont pas de réelle épaisseur psychologique. La
structure est essentiellement symétrique : les vieux s’opposent aux valets
qui apportent leur aide ou non à la réalisation du rêve amoureux des jeunes
gens. La conclusion est toujours heureuse. Tous les acteurs, à l’exception du
couple d’amoureux et des servantes portent un masque.
Les
pères de l’église n’avait jamais vu d’un bon œil, les libres inventions de ces
comiques dont les costumes et les plaisanteries sentaient souvent le paganisme à
plein nez. La présence des femmes sur les tréteaux paraissait également
immorale. On se rappelle à cet égard que jusqu’en plein 18ième
siècle le rôle des femmes était tenu par des Castrati dans l’État de l’Église.

Aux 14ième
et 15ième siècles en même temps que souffle le vent de la
renaissance, le véritable théâtre reprend sa place et son importance ancienne.
A côté du théâtre noble appris par cœur ( Calambria de Bibiena, la mandragola
de Machiavel, l’Aminta de Tasse...) un théâtre mêlé de chants, de clowneries,de
danses et de facéties, un théâtre vivant, populaire retrouve le succès.
La seconde partie du 16ième siècle voit surgir de véritable troupe de « Commedia Dell’Arte » commanditée par
de grands seigneurs, acteurs des rues et
des place publiques. Dans les deux cas on reconnait les personnages
comme : Pantalone, Zani, ect... Du 16ième siècle àu 17ième
inclusivement, existeront en Italie la Commedia Dell’Arte avec des masques traditionnels et la ‘Comedia Sostenuta’ jouée par
les Académiciens, pas de cloisons étanches entre les deux, mais
la première se moquera souvent de la deuxième.
LES THÉÂTRES.
Il est
impossible de systématiser et d’attribuer à la Commedia Dell'Arte qu‘elle ce
joue uniquement dans des théâtres ou sur des tréteaux, elle s’adaptait aux cadres les
plus variés. Les troupes itinérante devaient emporter dans un chariot de
simples tréteaux démontables, des toiles, rideaux, accessoires, et costumes.
C’était alors une vie de saltimbanques. Voir le gravures de Callot 17ième
siècle. Les tréteaux étaient à une hauteur 1,m60 environ, le plateau divisé en
deux parties inégales, les coulisses et la scène, par une grande toile tendue
entre deux perches. Sur cette toile était une peinture représentant une place
avec des perspectives de rues et de maisons. Deux ou trois fentes dans la toile
ménagées l’entrée et la sortie des comédiens. Sur la droite et la gauche deux
échelles donnaient accès au plateau.
A la
renaissance et au 17ième siècle et par la suite, les troupes importantes disposaient de tout autres moyens surtout dans les grandes villes, des scènes
plus grandes, et des décors de bois plus importants, des machineries, et de vraies
mise en scènes.
Les
Italiens ont eu le goût des mises en scène fantasmagoriques et somptueuses,
figuration importante, du grand spectacle. Décors et machineries
surprenants,concerts,ballets,
,cavalcades, luttes, farces, interviennent dans le spectacle. Ce sont
des spectacles que les Italiens appellent,
opéra, dans le sens d’œuvres, et
non dans celui ou nous l’entendons.
LES
MASQUES
Les masques de la Comédia Dell’Arte, à l’inverse des masques
antiques ne ne pleurent pas, ne rient pas, n’expriment aucun sentiments. Le
masque oblige un jeu de corps incessant, parfait. Le poète Grec, Nonus de
Panopolis ( 5 siècle après J.C) Nous dit à propos des mimes: Ce sont des gestes qui ont un langage, des
mains qui ont une bouche, des doigts qui ont une voix .
Les
masque scéniques Antiques, étaient de plusieurs sortes, comiques, tragiques
ou satiriques, on les nommait les ‘Personnes’ selon Phèdre, Horace... Fait
en cuir doublé de toile ou en cuir moulé sur bois. Le volume du masque était
proportionnel à l’étendue de
l’amphithéâtre, pour être vu des derniers gradins. Certains comportaient deux
trous de différent diamètre, le son sortait vers la droite où vers la gauche,
disposant ainsi de deux sons différents, ce la servait également de porte voix.
Le masque de la Comédia Dell’Arte était fait de cuir mince, souple et léger,
doublé ou non de toile. Le masque pour l’acteur digne de le porter, ne l’entrave pas plus dans l’expression de la joie que de la douleur. On cite
souvent à différente époque que des arlequins savaient arracher des larmes à
leur auditoire.
ARLEQUIN
De tout
les personnages traditionnels Arlequin
est à la fois le plus caractérisé et le plus énigmatique, l’un des
derniers né de l’illustre famille. Il est de la famille des zanni, comme
Scapin, polichinelle....., un homme de peu de valeur, mal élevé et méprisable,
personnage insaisissable, peut être descendant des
faunes ou des diables, on voit en lui la réincarnation d’un dieu, mais d’un
dieu peu recommandable. Menteur, rusé, spirituel, railleur, bouffon et surtout
infiniment ordurier. Avant le 17ième siècle, Immorale , ses
mouvements étaient violents et de polissonnerie outrée. Dans les
documents les
plus anciens on le représente avec un phallus, les (lophophores),
habillé d’un
costume bigarré, symbole de pauvreté, costume qui se modifia en
merveilleux triangles
bigarrés par la suite. Son masque noir, traits grossiers, à l’origine
était
hérissé de poils orné d’une protubérance rouge au front, sa voix de
fausset, ses pétarades et son pas trépidant, peut être dérivé de la
danse macabre..Mais qui percera les mystères d'Arlequin? Il y a du dieu
Mercure en lui, il s'est avancé à travers les siècles vers nous d'une
nué de légende.
Un
drôle de personnage, avec son costume de losanges noirs et blancs,
c’est arlequin le magnifique, éclatant de lune, arlequin du crépuscule,
arlequin du point du jour. Va chimérique arlequin dans ta fascinante
pâleur

On trouve encore cette définition d’Arlequin
dans le calendrier des théâtres de 1751 : Son caractère est celui d’un valet
ignorant et simple dans le fond, mais qui fait son possible pour avoir de
l’esprit, et pousse cette envie jusqu’à la malice. Il est gourmand, poltron,
fidèle actif, par crainte et intérêt. Il
entreprend toutes sortes de fourberies et d’impostures. C’est un caméléon qui
prend toute les couleurs. Il est agile , danse, saute, et fait des culbutes,
quand le peuple lui demande.
BRIGHELLA
Dans
la comédie Italienne, il est le personnage le plus inquiétant.Une fois vu, on ne
l’oublie jamais avec son masque d’expression cynique de couleur olivâtre, nez
crochu, des lèvres épaisses et sensuelles, avec ces moustaches de bellâtre
recourbée aux extrémités, qui lui donnent un air odieusement fanfaron. le guitariste à la voix mielleuse c’est
encore lui, il sait danser, et d’un air non achalent il sait parfois être vif de
ses membres comme un singe. Dès qu’il a un peu d’argent il ne quitte plus les
cabarets , provoque et insulte tout ce qui est plus faible que lui. Les femmes
n’aiment pas Brighella, le craignent et l’admirent, elles ont peur de ses
griffes et de ses fourberies. Brighella n’aime rien et ne respecte rien. Tel
apparait être dans les textes ancien
Brighella. Vers le 17ième siècle, le caractère et les meurs vont
s’adoucir mais il restera toujours, menteur, parjure, ivrogne et débauché. Au
18ième siècle ses descendants ce seront bien assagis, ils ne seront
plus que des laquais, vêtu de la livrée...
Quelques réflexions
de Brighella : On ne doit pas dire
voleur mais un mathématicien ingénieux qui trouve un chose avant que son
propriétaire l’ait perdu. Pour faire un vol dans les règles .Il faut
être
assisté de trois diables : Un qui vous enseigne à prendre avec
adresse ! un qui vous montre à bien cacher secrètement et un troisième
qui
vous persuade de ne jamais restituer ».
Je suis très bavard, parce-que mon père était muet, et
qu’il ma laissé un capital de paroles toutes neuves et qui n’avaient jamais
servi, au reste, je suis bâtard
SCAPINO
Comme
Brigella, Scapino est un valet-cicerone-bonne à tout faire, mais là ou Brigella
donnerait un coup de poignard, Scapino préfère utiliser l’élasticité de ses gambes. Le nom de Scapino de scappare,
(fuire c’est échapper) Scapino ressemble à un étourneau, il s’envole revient et
gazouille, chaparde à droite et à gauche, s’envole et revient toujours, embrouille
tout, oublie tout, sauf de tendre la main pour quémander.Amoureux comme les
oiseaux au printemps, mais pour lui le printemps dure toute l’année,amoureux
comme un oiseau pour le plaisir, sans rien compliquer, voltige d’une à l’autre,
sans vice sans arrière pensée. D’un naturel menteur, sa personnalité n’a guère
d’importance.

PANTALONE
la
silhouette de Pantalon, le vieux marchand, ses longues jambes rouges, son
manteau noir flottant, la zimara, sa barbe effilée au vent, ses
pantoufles turques et son bonnet de laine rouge, font partie de l'architecture
de Venise. Le caractère de Pantalone est aussi vieux que l'homme. Le nom même de
Pantalone est une façon de plus de le tourner en ridicule. Le nom semble venir
de pianta- léon (plante-lion). Les anciens marchands de Venise,
passaient passaient pour être dévorés du besoin de s'enrichir et de posséder
chaque jour d'avantage.
Pantalone
est toujours vieux, presque toujours retiré des affaires, riche, parfois
pauvre, tantôt marié, tantôt vieux garçon. Terriblement avare, on dit même que:
Il est si avare que, quand il se couche, il prend la peine de lier la gueule
du soufflet pour l'empêcher de perdre son vent pendant la nuit. Amoureux,
jaloux, il peut être violant, la colère empourpre son visage, et tire son
poignard. Dans les gravures du 16ième siècle, on le voit très souvent cette
arme au poing. Il y a une fatalité pourtant qui veut que Pantalone soit toujours
la dupe de quelqu'un, d'un rival en amour ou de son fils, d'une servante ou
d'un valet.
PULCINELLA
Le
plus ancien témoignage de l'existence de Pulcinella ( polichinelle), sur un
vrai théâtre et non en place publique, date de 1618, à la fin du carnaval de
Naples, ou une compagnie Lombarde annonce que l'on verra sur scène "
Andréa Calesse don Policénella". Il y a eu semble-t-il le privilège
d'avoir deux pères, Macus et Bucco, personnages des 'Atellannes. Maccus était
vif, spirituel, insolant, ironique tant soit peu cruel; Bucco suffisant,
flatteur, sot, lâche, fanfaron, lascif, et enfin voleur. L'atavisme a du
tirailler sans cesse Pulcinella entre ces deux pôles.
Et
de même la fatalité du
nombre deux pèse sur le physique de Pucinella, il n’est que légèrement
bossu,
et pour faire contre poids, son ventre proéminent se mit à enfler
encore. La
bosse à son tour s’exagéra et, le ventre à son tour suivit le mouvement.
Certains
Pulcinella refusèrent toute bosse. De Maccus, il tiens son nez crochu,
sa bosse
et son ventre, ses longues jambes sèches qui lui donnent une curieuse
allure de
poulet de grain. De Bucco des joues importantes et une très large
bouche. Ainsi
la disgrâce physique, souffrance cornique de l’esprit amène certains à
se venger d’une façon générale ou tenter de l’oublier dans dans des
plaisirs brutaux. Vers le 19ièm
siècle Pulcinella devint meilleur, il retombe dans une sorte d’enfance,
qui le
rendit plus taquin que méchant, plus grossier que sensuel. Il deviendra
même un épicurien dans
le sens populaire du mot.
LES
CAPITANS
Les
yeux du Capitan luisent autant qu’un morion, ses moustaches hérissées, son
grand nez et son immense épée frémissent
d’une fureur constante, Spezza-Monti n’est pas moins terrible, lui qui ferme
les yeux pour ne pas voir les membres et la chair qu’il va rogner,
taillader, trancher. Et encore
Taglia-Cantoni, vêtements collants, jarrets bandés de chiffons, toque en
bataille. Ils croisent le fer,feintent, parent avec des gestes simples et si
violents qu’une place publique leur suffirait à peine.
. D’autres Capitans, fourmillent, jaillissent de toute part, illustres Capitans, Italiens, Espagnoles, Français,
qui habillez votre livrée avec les seuls turbans des infidèles dont vous avez
tranché la tête ; bourreaux des cœurs aussi. Les femmes toutes les
femmes penchent sur votre manteau quand vous passez dans la rue...Vôtre langage est ampoulé, agaçant. Un foutre de
guerre-bourreau- des-cœurs un peu frustre. Son comique risque d’être
déplaisant ou très épais :
<< Tous m’aime , et tous me craint
Soit en paix, soit en guerre
Je croquerais un prince aussi bien qu’un oignon.>>
Les
premiers Capitans, ceux du 14ième
siècles étaient Italiens et d’une poltronnerie sans limite. Sous la domination
Espagnole le Capitan devient Matamoros,
s’habille ‘selon la nation’ et bafouille Castillans, sans perdre un gramme de son
ridicule. Arlequin et sa batte suffise à terroriser le guerrier. Peu à peu le
style espagnole s’est substitué complétement au style italien. Cyrano de Bergerac
qui mélangeait à son extravagance mais bien certaine valeur des gasconnades à
faire frémir, était aussi un Capitan.
SCARAMOUCHE
Il aime toutes les femmes,
toutes les bouteilles,pourvu qu’elles contiennent quelque chose qui ressemble à
de l’amour ou à du vin. Souvent valet d’un homme de peu, vante l’ancienneté de
sa famille. Le noir Scaramouche se plait dans des intrigues compliquées qui
n’ont rien de politique. Il s’agit de généralement de détrousser le premier
passant venu, ou son propre maître, sans récolter ni plaies ni bosses, ni
ennuis d’aucune sorte, c’est là ou il excelle, souple comme l’anguille. Tel
apparait dans les grandes lignes le personnage fixé au 17iè siècles par
l’illustre Scaramouche Tibério FIORELLI qui éveilla peut être en MOLIÈRE sa
vocation pour le théâtre.
PEDROLINO ou PIERRO
Même
personnage, ils datent de la seconde
moitié du 16ièm siècles, né dans l’emploi de valet, mais semble
bien différent des autres valets de la Comédia Dell’ Arte, jeune,
décoratif, honnête , il peut jouer les amoureux charmants,
mais avec les soubrettes. Les valets selon la terminologie théâtrale
conventionnelle, jouent toujours par deux, indispensable pour que des
étincelles comiques puissent jaillir de l’entrechoc de leurs caractères
différents.....
LES FEMMES.
Les seules
noms de ses amoureuses tendres ou perfides, de ces servantes honnêtes ou
rouées, aimables et non serviles, ont le don de faire rêver. Les doux noms
caressants et sonores, des comédiennes de l’Art, possèdent les vertus des
musiques des parfums, pour nous faire voyager hors du temps, rejoindre les
villas de Baies et de Cappoue, les festins et les spectacles raffinés de ce que
l’on à bien voulu appeler la décadence romaine. Par eux nous nous retrouvons en
compagnie de ces femmes, sensuelles et cultivées.
C’est bien la terreur d’un retour toujours possible
des grandes fêtes païennes, fêtes de la chair et de tous les sens, qui semble
avoir hanté l’église jusqu’au seuil de la Renaissance, et c’est bien à cette
crainte que les femmes ont du d’être chassées du théâtre par le monde chrétien,
pendant 16 siècles. Lorsqu’elles y reviennent avec les grandes troupes du
16ièms siècle, leur exclusion n’est levée qu’en certains états italiens et
durera encore, en plein 18 ième siècles. L‘Antiquité a souvent préféré
faire tenir les rôles de femmes par des éphèbes. En France et en Angleterre, jusqu’en 1672 environ, ce sont encore
des jouvenceaux qui tiennent les rôles de jeunes premières et d’ingénues. On
imagine le plaisir éprouvé par les parisiens de 1577 à voir de vraies femmes
scène parmi les troupes de la Commédia Dell’Arte.
La tardive
apparition des femmes sur la scène suffirait à expliquer pourquoi les
personnages féminins de la Comédia Dell’Arte ne sont pas des caractères formés
par une ancienne tradition, comme un Pulcinella ou un Arlequin. L’histoire
d’Isabelle, de colombine, de Zerbinette, serait plutôt celle de la comédienne
elle-même. On leur demandait d’êtres jolies, d’avoir de la grâce, une agréable
voix, de danser et d’être musiciennes. Seules parmi toutes la Catarina ( la chanteuse) semble l’héritière
indéniable d’une très antique tradition.
Parmi les
chanteuses italiennes, il en était qui mêlaient leurs chants de danses
acrobatiques ou jouaient de la viole sur une corde raide. En venant en France
les Italiens n’avaient abandonné ni la Ballerine, ni la Chanteuse.
LES AMOUREUSES LES AMOUREUX
Comme les
noms, les types et caractères des Amoureuses varient de puis la noble, pure et tendre amoureuse,
jusqu’à la rouée, la coquette , l’apprentie courtisane que l’Amour sauve de la
débauche et la courtisane dont les bons et mauvais tours finissent par la mener
en prison. Début 17ièm siècles les Amoureuse deviennent Renemia, Lucia,
Pandolfina, Virginia, Diana, Rausora, Rosaline, Ortensia ect...Puis Colombine,
florineta, Isabella, Silvia, Camilla....
Puis les
Amoureux, Flavio, Ottavio, Rosiario, Silvio, Mario ect...Amoureux de la Comédia
dell’Arte sont toujours fringants, et un tout petit peu ridicules.
Les rôles
des amoureux dans la Comédia dell’Arte ont été souvent tenus, par des
poètes,des gentils-hommes et même par des chefs de troupe. L’importance donnée
à cet emploi vient de ce qu’il ne peut être tenu dignement que par un acteur
cultivé, élégant et d’imagination raffiné. Comme les Amoureuse les
amoureux au beau visage portent pas de
masque et n’ont pas de costumes caractéristiques. Ils suivent la dernière mode
de l’époque à laquelle ils appartiennent.
Quels que soient les noms des amoureux
de la Commedia Dell'Arte, ils n'ont pas d'autres caractère que d'être amoureux.
Leur emploi consiste beaucoup plus à traduire une manière d'être qu'une
personnalité. L'amoureux doit jouer avec entrain et bien peindre les passions
outrées. Il doit être jeune, de belle prestance et bien élevé, galant voire un
peu maniéré. c'est aussi le cavalier servant qui se fait vaguement entretenir.
Maria CASARES Jean-Louis BARRAULT
"Les enfants du Paradis"
"Les enfants du Paradis"
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LA COMMEDIA DELL’ARTE a toujours eu prise sur les hommes d’imagination, à la façon de ces îles lointaines aux noms sonores et parfumés, dont on rêve avec le plaisir inavoué d’être bien sur de ne jamais les visiter et encore bien moins, de pouvoir les situer sur aucune flaque bleue de la carte du monde
BIBLIOGRAPHIE
Avec des Textes extrait de l'excellent livre
LA COMMEDIA DELL’ARTE ‘ de l’écrivain Pierre Louis DUCHARTRES
Librairie Théâtrale
Wikipédia
Librairie Théâtrale
Wikipédia
Documentation Photos
Encyclopédie IMAGO MUNDI.
Encyclopédie IMAGO MUNDI.
Wikipédia.
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